SOLITUDE QUAND TU NOUS TIENS…

La solitude, c’est un état d’isolement, dans lequel nous souffrons car nous sommes sans compagnie, nous nous sentons exclus, rejetés, inutiles à cause de l’indifférence des autres ou de leur manque d’amour.

De nos jours, et plus que jamais, beaucoup de personnes se sentent isolées et incomprises des autres dans notre société. Tout va vite, au nom de l’argent bien sûr, et ceux qui ne s’adaptent pas à cette vitesse se sentent mis de côté et rejetés. Ils vivent dans une solitude troublante et pesante.

Et pourtant, ils sont en plein cœur d’une civilisation qui se veut à la pointe du progrès, qui prévoit les besoins à l’avance et essaie d’y répondre avec efficacité. Tout laisse penser que dans cette course, nous avons bien oublié l’essentiel : la primauté de l’amour qui se donne.

Le problème est encore plus important lorsque cette solitude dure dans le temps et constitue une épreuve grandissante de tous les jours.

Il est impensable de savoir que le lieu où l’on se sent le plus seul en France est à Paris, où sont pourtant entassés des millions d’individus de tout âge. La solitude n’est donc pas d’abord exclusivement liée au fait de n’avoir aucune présence à côté de soi, mais est d’abord liée à des faits. Ainsi, une personne âgée qui ne reçoit ni lettre ni téléphone des membres de sa famille se sent abandonnée : sa solitude augmente à cause de ce fait.

Les faits qui engendrent la solitude sont divers, et influent selon l’identité, le caractère, l’âge, la culture, les habitudes de la personne concernée. Jacqueline n’a pas entendu le sifflement du facteur dans l’escalier ce matin, elle se sent seule. Et pourtant son poste de télévision est allumé, et les enfants font du bruit à l’étage au dessus.

Le petit Julien, trois ans, accompagne sa maman à l’hypermarché ce matin. Au rayon fruits et légumes, soudain il ne la voit plus. Il attend quelques secondes, regarde autour de lui, et comprend vraiment qu’elle n’est plus là. Alors il hurle et pleure très fort. Sa maman est pourtant à quelques mètres, elle pèse un sachet dans lequel elle avait glissé quelques pommes, mais elle est en dehors de son champ visuel. Ainsi le fait de ne plus apercevoir sa maman a engendré dans le cœur de Julien un sentiment brutal de solitude et d’horreur. Et pourtant, il était entouré d’une soixantaine de personnes dans le rayon fruits et légumes…

La bonne et la mauvaise solitude

« Le Seigneur Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je vais lui faire une aide qui sera son vis–à–vis. » (Livre de la Genèse 2:18)

Il y a la mauvaise solitude, celle qui engendre un manque, une privation et le sentiment de vouloir en finir avec la vie. Elle peut être ressentie :

• affectivement : elle est liée au manque d’amour et de chaleur humaine de notre entourage
• intellectuellement : elle est liée au niveau intellectuel vraiment bas (ou au contraire trop élevé) des personnes que nous sommes obligés de côtoyer
• physiquement, car il n’y a personne autour de nous, ou trop de monde (ce qui provoque alors un manque d’intimité et une solitude)
• psychiquement, car nous sommes entouré de personnes perturbées, ou d’un caractère trop différent du nôtre
• sexuellement, car nous ne pouvons avoir d’intimité sexuelle
• spirituellement, car nous ne sommes pas entouré d’autres croyants avec qui prier et partager
• culturellement, car nous habitons à l’étranger – ou dans un quartier d’étrangers - et avons perdu nos points de repère habituels (habitation, nourriture, cadran horaire, vie sociale, comportements et réactions, coutumes et traditions…)
• à cause de l’âge, car nous sommes en compagnie de personnes qui sont beaucoup plus âgées que nous, ou l’inverse
• à cause du lieu, car nous ne le connaissons pas, ou alors il est angoissant pour nous (la cellule du prisonnier, la chambre du malade à l’hôpital)
• à cause de la langue, car nous ne comprenons aucun de ceux qui nous entourent, et ne pouvons que difficilement nous faire comprendre
• à cause de notre famille, car nous sommes loin d’elle, ou sommes en opposition ou en conflit avec elle
• chez l’enfant et l’adolescent, à cause d’une mauvaise relation avec les parents, ou une absence réelle de relation et de communication avec eux
• à cause de notre célibat qui se prolonge indéfiniment
• dans le couple, car il y a trop de mésentente et de problèmes conjugaux non résolus
• à cause d’une séparation, ou d’un divorce
• à cause d’une maladie chronique, ou sans rémission
• à cause d’un deuil
• à cause d’un problème intérieur que nous sommes obligé de gérer seul

Mais il y a aussi la bonne solitude, celle qui nous aide à nous (re)construire, celle qui est indispensable, vitale, et nous atteint positivement :

  • celle qui nous permet de nous reposer après une dure journée de labeur
  • celle qui nous permet de réfléchir, de méditer, de prier, d’approfondir le sens de notre vie, la qualité de notre foi
  • celle qui nous révèle notre manque de Dieu, et nous rapproche de Lui
  • celle qui nous permet de prendre des décisions profondes, essentielles pour notre avenir
  • celle qui nous permet de créer : la solitude de l’artiste et celle du visionnaire sont bien connues
  • celle qui nous permet de nous retrouver après une période où nous avons beaucoup donné de nous-même
  • celle qui nous protège des autres et de leurs mauvaises intentions, de leur superficialité

Dans tous les cas, il nous appartient de développer la bonne solitude, et d’apprendre à gérer positivement la mauvaise, et donc celle qui nous est imposée, celle qui est forcée et subie.

Philippe Auzenet

Solitude… quand tu nous tiens !. Emission radio enregistrée à Radio Notre Dame le 27 décembre 2011
 Extrait de l’émission (cliquer sur la flèche)
 

Dieu, notre priorité ?

Dieu dit que tout ce qui prend sa place dans notre vie est une idole. Arrivez-vous à programmer votre journée de manière à passer du temps avec Dieu ?

Dans tout ce que j’entreprends, j’essaie de donner à Dieu la première place parce que je sais qu’en agissant ainsi tout s’accordera parfaitement.
Afin d’être sûr que vous ayez toujours un temps pour Dieu, permettez-moi de vous donner une illustration. Imaginez un bocal rempli de petits cailloux. Le bocal est plein… à ras bord. À présent, il vous reste juste un caillou supplémentaire à ajouter dans le bocal mais ce dernier est deux fois plus gros que les autres. Vous le regardez et vous êtes conscient qu’il ne peut tout simplement pas rentrer dans ce bocal. Vous essayez toutefois de le placer au-dessus des autres, en espérant qu’en forçant un peu, il rentrera. Hélas, les cailloux sont durs et si vous insistez, vous finirez par briser le bocal ! Finalement, vous abandonnez et reconnaissez qu’il n’y a vraiment pas de place pour ce caillou. Il vous faut donc le laisser hors du bocal.

Ensuite une amie arrive et vous dit : "Je vais te montrer comment faire rentrer ce caillou dans ce bocal ! La chose à ne jamais oublier est qu’il faut placer le gros caillou en premier." Elle vide alors le contenu de tout le bocal sur la table, met le gros caillou dans le bocal et commence à placer les petits cailloux un à un. Et tous les cailloux rentrent dans le bocal, à tel point qu’il reste même encore de la place à l’intérieur ! Elle vous regarde avec fierté et vous répète : "Rappelle-toi, le gros caillou en premier !".

Le bocal représente votre journée et les petits cailloux symbolisent toutes les petites choses que vous devez faire dans cette journée. Le gros caillou représente ce que vous avez de plus important à faire, à savoir, passer du temps avec Dieu. Si vous attendez de placer Dieu en dernier, vous verrez que rien ne marchera. Cependant c’est presque magique : lorsque vous mettez Dieu en premier, le reste se mettra automatiquement en place et tout ira bien.

Dans tout ce que j’entreprends, j’essaie de donner à Dieu la première place parce que je sais qu’en agissant ainsi tout s’accordera parfaitement.

La meilleure façon que j’ai trouvée pour savoir si Dieu détient la première place dans ma vie, c’est de prendre le temps de réfléchir et de me poser quelques questions très simples : À quoi est-ce que je pense le plus ? Quelle est la première chose qui me vient à l’esprit le matin et quelle est la dernière à laquelle je pense, la nuit ? Qu’est-ce que je fais de mon temps ?

Qu’en est-il de vous ? Dieu est-il également la personne la plus importante pour vous ? Êtes-vous à même de lui accorder le meilleur de votre temps ou doit-il se contenter des restes de votre journée, sans lui avoir vraiment consacré toute l’attention qu’il mérite ?

Joyce Meyer (Top Chrétien)

LA MAREE BASSE

Il y a la marée haute, pleine d’enthousiasme, où tout semble facile.

Il y a la marée basse, où l’âme déprimée se retire en elle-même.

Jours gris et jours roses. Jours de veine et jours de cafard.

Mouvements désordonnés de cette mer intérieure qui vit en moi et me porte des sommets rudes aux abandons faciles.

Il y a ce raz de marée de la tentation, ce choc répété, comme vagues à l’assaut des rochers, de l’échec, de la souffrance, de la mort, cette odeur de vase qui soudain emplit l’air de relents de scandale, de pourriture, d’enlisement.

Mais la mouette plane au dessus de tout cela.

Mais malgré ses vagues, ses marées, ses tempêtes, je sais que la vie vaut la peine d’être vécue, vent debout.

Je sais que chaque instant est grâce.

Je sais que Dieu m’a embauché dans son équipage, qu’Il tient le gouvernail mais qu’il me faut tirer la rame avec les autres.

Les yeux fixés sur l’horizon là-bas, où la mer se jette en plein ciel.

(A l’écoute de la côte - M. L.)